
Balzac
Quand il eut connu la gloire avec la publication de La Peau de chagrin (1831), Le Père Goriot (1834), Le Lys dans la vallée (1835) et autres, Honoré de Balzac se mit à dévorer comme un ogre (comme un porc, selon le dessinateur Gavarni, son voisin de table), le ventre ballonné de boustifaille.
Tout aussi durs, les Goncourt l`ont décrit comme un « colosse ventru » : » Balzac a la trogne vulgaire d`un moine ou d`un chantre, un corps colossal et un ventre rabelaisien. »
Mais rien ne peut mieux dépeindre sa goinfrerie qu`un dîner chez Very qu`il fit en compagnie de son éditeur, Werdet (c`est ce dernier qui raconte) : »Balzac dévora, tout seul, 100 huîtres d`Ostende, 12 côtelettes de présalé au naturel, un caneton aux navets, une paire de perdreaux rôtis, une sole normande, sans compter les hors-d`œuvre, les entremets, les fruits ( il avala une douzaine de poires), le tout arrosé de vins délicats des crus les plus renommés…Le café et les liqueurs suivirent…Tout fut englouti sans miséricorde ! »
Bien que Werdet fût l`invité de Balzac, ce dernier écrivit au bas de l`addition le nom et l`adresse de son hôte…qui reçut la facture le lendemain. Comble de culot, Balzac lui emprunta ce soir-là le montant du pourboire !
« La gourmandise, c`est le péché le plus vertueux », disait-il…
Extrait du livre ''Petites histoires des mots que l'on mange '' de Robert Henry
Dimanche 25 février 2007
par florelle
publié dans :
textes
ajouter un commentaire commentaires (0) recommander







Commentaires